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 Abdelhamid Mehri n'est plus

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Jamel
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MessageSujet: Abdelhamid Mehri n'est plus   Lun 30 Jan - 19:15



Abdelhamid Mehri n’est plus

Par Hocine Adryen

Mise à jour le Lundi, 30 Janvier 2012 19:07




Un des anciens cadres du mouvement politique national, Abdehamid Mehri a tiré hier matin sa révérence.

L’ancien secrétaire général du FLN Abdelhamid Mehri est décédé dans la matinée d’hier à l’hôpital militaire d’Aïn Naâdja où il était admis depuis le début du mois de janvier, à la suite d’une dégradation subite de son état de santé.

Né le 3 avril 1926 à El-Harrouch, dans la wilaya de Skikda, le défunt disparaît à l’âge de 85 ans. Ancien ministre du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), il occupe notamment le poste de secrétaire général du parti du Front de libération nationale (FLN) de 1988 à 1996. Il s‘engage ensuite dans les rangs du Parti du peuple algérien (PPA) puis du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) dans lequel il est membre du comité central.

Arrêté en novembre 1954, il est détenu en prison jusqu’en avril 1955. Quelques mois plus tard, il est désigné au sein de la délégation extérieure du Front de libération nationale (FLN) et occupe le poste de membre du Conseil national de la Révolution algérienne (CNRA), puis celui de membre du Comité de coordination et d’exécution (CCE).

A la constitution du GPRA, il occupe le poste de ministre des Affaires nord-africaines dans la première formation et celui de ministre des Affaires sociales et culturelles dans la seconde. Abdelhamid Mehri est également ministre de l’Information dans les années 1980 et ambassadeur dans plusieurs pays, dont la France. La dernière fonction officielle du défunt est celle de secrétaire général du parti du FLN de 1988 à 1996. Proche de l’ancien président Chadli Bendjedid, Mehri, un parfait arabisant, s’attelle au lendemain du pluralisme, en 1989, à conférer au FLN une certaine indépendance des cercles de décision. Une attitude qui lui vaudra d’être éjecté à la faveur du fameux coup d’état scientifique fomenté par Abdelkader Hadjar.
En 1995, il soutient le contrat de Rome en compagnie du FFS, de l’ex-FIS, du PT, de Ben Bella, d’Ennahda à l’époque dirigé par Djaballah et de la LADDH de Me Ali Yahia Abdenour.

Après son éviction du FLN, Mehri se retire de la scène politique, n’intervenant que rarement dans les forums ou les médias.

En 2011, il a lancé une initiative politique destinée à rassembler les Algériens. Dans une lettre, Mehri appelle le président Bouteflika à un changement pacifique du régime en place. Après avoir dressé le bilan du régime, l’ancien dirigent du FLN préconise l’organisation d’un congrès national qui permettrait de jeter les bases d’un système démocratique et d’un Etat de droit, rappelant que le contexte est «particulièrement délicat et dangereux».

Il est apparu en public pour la dernière fois lors de conférence de presse qu’il a donnée en mars 2011 au siège du FFS où il a notamment déclaré que son initiative n’est dirigée contre personne : «La revendication d’un changement de régime n’est pas une accusation dirigée contre une personne, un parti, une institution ou une génération précise. Ce n’est pas non plus une opposition à ceux qui assument les responsabilités du pouvoir ou un règlement de compte personnel avec quiconque.»

Dans une lettre envoyée à Hocine Aït Ahmed, Mehri est totalement convaincu que le changement ne peut venir ni de l’État ni de l’opposition, mais des deux à la fois. «Notre principale mission aujourd’hui est de travailler à coordonner les efforts et les initiatives de la société pour assurer un changement pacifique», souligne-t-il. Mehri loue alors les efforts d’Aït-Ahmed en dépit de son âge avancé. «Nous travaillons toujours pour rassembler toutes les forces et canaliser les aspirations pour affronter les problèmes d’aujourd’hui, participer à leur résolution, avec tout ce que nous avons comme énergie et expérience», explique-t-il.

L’ancien numéro un du FLN affirme, par la suite, qu’il continuera à travailler avec le FFS, avec qui il s’est entendu à la suite d’une rencontre pour travailler ensemble. «J’ai été très heureux de rencontrer des frères du FFS, nous avons échangé des points de vue sur la situation actuelle», explique alors Mehri.

L’inhumation du défunt Abdelhamid Mehri se fera aujourd’hui au cimetière de Sidi Yahia après la prière d’al-asr.

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MessageSujet: Mehri a commencé sa carrière politique au PPA : L'homme de tous les combats pour son pays   Mar 31 Jan - 1:23



MEHRI A COMMENCÉ SA CARRIÈRE POLITIQUE AU PPA

L'homme de tous les combats pour son pays

Mardi 31 Janvier 2012

Par Ahmed MESBAH



En tant que membre du comité central du FLN, puis secrétaire général du même parti, il a eu aussi à laisser son empreinte dans la gestion des affaires du pays. Il était même à la commission culture et information du pays

Du déclenchement de la Révolution à l'avènement du multipartisme, Mehri a été de tous les combats de la seconde moitié du siècle dernier.

Depuis quelques années, l'homme ne faisait que quelques rares apparitions publiques à Alger. Abdelhamid Mehri, l'une des grandes figures de la Révolution algérienne, a tiré sa révérence hier matin à l'hôpital militaire de Aïn Naâdja. Mehri y séjournait suite à une longue maladie. C'est dans cette enceinte qu'il était admis dans un état comateux il y a quelques semaines. Celui qui est né en avril 1926 à Constantine est l'un des derniers ministres du Gpra. Au cours de sa vie, il a eu à affronter de difficiles épreuves. C'est à lui qu'a échu la tâche d'ancrer le FLN dans la transition démocratique suite aux événements de 1988 et à l'adoption de la Constitution de 1989. A la surprise générale, il n'a pas accueilli avec bienveillance la venue de Boudiaf au pouvoir après la démission de Chadli. Il finit d'ailleurs par être la victime du coup d'Etat scientifique, ce qui l'a écarté de la présidence du FLN. Il a présidé aux destinées du parti de 1988 à 1996. On se souvient également de lui comme ayant été l'un des initiateurs du contrat de Rome (Sant'égidio) avec l'ex-FIS qui a ravi la majorité des sièges de l'APN au FLN en 1990. Il a d'ailleurs, affronté Abbassi Madani à la télévision avant l'interdiction de son parti.

Au cours de son parcours politique, il ne s'est pas fait que des amis, mais cela n'empêche pas l'homme politique d'être considéré comme un intellectuel reconnu puisqu'il a posé son empreinte sur les Chartes et Constitutions successives de l'Algérie. Dans son long combat, il a rencontré des hommes politiques de valeur comme Hocine Aït Ahmed et Mouloud Hamrouche. Bien avant le Printemps arabe, il était l'auteur d'initiatives politiques pour apporter sa touche au scénario de sortie de crise. Il avait notamment adressé une lettre ouverte au président de la République dans laquelle il l'appelait à impulser le changement du système. Lors du processus des réformes, Mehri a répondu à l'invitation de la commission Bensalah sur les consultations politiques. Il restait donc très écouté. Ce n'est pas étonnant pour un homme qui a commencé sa carrière de militant nationaliste dans les rangs du Parti du peuple algérien puis du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques dans lequel il est membre du comité central.

Dès le début de la guerre, en novembre 1954, il est arrêté et reste en prison jusqu'en avril 1955. Quelques mois plus tard, il est désigné au sein de la Délégation extérieure du Front de libération nationale et occupe le poste de membre du Conseil national de la Révolution algérienne, puis celui de membre du Comité de coordination et d'exécution. À la constitution du Gouvernement provisoire, il occupe le poste de ministre des Affaires nord-africaines dans la première formation et celui de ministre des Affaires sociales et culturelles dans la deuxième.

Après l'Indépendance, il n'a pas été inclus dans les rouages de l'Etat. C'était sa traversée du désert comme beaucoup d'hommes politiques en ont connu sous Ben Bella et Boumediene. Ce n'est qu'au début du mandat de Chadli Bendjedid qu'il est sollicité pour des postes importants au sein de l'Etat et du parti, succédant notamment à Mohamed Chérif Messaâdia ayant quitté son poste au lendemain des événements de 1988. Auparavant, il s'est contenté de la fonction de directeur général de l'Ecole normale de Bouzaréah à Alger. Ce n'est qu'en 1984 qu'il a commencé sa carrière d'ambassadeur d'Algérie en France puis au Maroc. Après avoir défendu l'indépendance du pays, il reprend la main pour défendre son aura au plan international.

En tant que membre du comité central du FLN, puis secrétaire général du même parti, il a eu aussi à laisser son empreinte dans la gestion des affaires du pays. Il était même à la commission culture et information du pays.
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MessageSujet: Mehri inhumé hier à Alger   Mer 1 Fév - 12:38



SES AMIS LE CONSIDÈRENT COMME UN DES PILIERS DE LA POLITIQUE NATIONALE

Mehri inhumé hier à Alger

Mercredi 01 Fevrier 2012

Par Ahmed Mesbah et Karim Aimeur


Une foule immense a accompagné le défunt à sa dernière demeure

C'est à des adieux émouvants qu'a eu droit le défunt sous un flot d'éloges.

C'est un hommage émouvant que sont venues témoigner les nombreuses personnes ayant assisté hier à l'inhumation de Abdelhamid Mehri à Sidi Yahia à Alger. Etaient notamment présents aux funérailles, marquées par une oraison funèbre lue par le secrétaire général de l'Organisation nationale des moudjahidine, Saïd Abadou, les présidents du Conseil de la Nation, M.Abdelkader Bensalah, de l'Assemblée populaire nationale, Abdelaziz Ziari, du Conseil constitutionnel, Boualem Bessaiah, ainsi que de membres du gouvernement.

Ont également assisté d'anciens hauts responsables de l'Etat, dont l'ancien président de la République, Chadli Bendjedid, le président de l'ex-Haut conseil d'Etat, Ali Kafi et plusieurs compagnons du défunt.

Ali Haroun, Ali Yahia Abdenour, Reda Malek, Mustapha Bouchachi ainsi que plusieurs membres du gouvernement actuel, sénateurs et députés étaient là. Ali Benflis, Salah Goudjil, Khaled Nezzar sont parmi ceux qui ont accompagné le défunt à sa dernière demeure.

Taleb Ibrahimi, Ali Laskri, Mohamed Saïd, Sidi Saïd se sont aussi déplacés à Sidi Yahia. Les marques de sympathie n'ont pas cessé de parvenir à la famille du défunt depuis lundi dernier. Ceux qui l'ont connu ont retenu que le poids des années ne l'a pas empêché de se poser en tant que pilier de la politique nationale. On se souvient notamment du fait qu'il n'a pas hésité à prendre part aux conférences et autres colloques consacrés à l'histoire et à la politique et d'exprimer ses idées et ses opinions. Avec le décès de Abdelhamid Mehri, beaucoup de voix sont unanimes à reconnaître que l'Algérie a perdu une éminence, une personnalité historique et un nationaliste avec l'amour de l'Algérie chevillé au corps. Il est parmi ceux qui se sont, des années durant, dévoués à l'accomplissement du devoir national avec une totale abnégation, une inébranlable conviction et de nobles qualités à différents niveaux du combat et des responsabilités. Celles-ci sont assumées aussi bien pour la libération que pour l'édification du pays. La famille, les amis et des officiels à côté des anonymes ont rendu un vibrant hommage au défunt décédé lundi à l'âge de 85 ans. L'homme est qualifié de figure emblématique ayant marqué le mouvement de libération nationale.

Il y a eu des commentaires pour dresser un portrait élogieux d'un politique chevronné doublé d'un adepte du compromis et de dialogue. Le moudjahid et ancien secrétaire général du parti du Front de libération nationale est qualifié d'authentique militant de la cause nationale. Tout le monde se souvient aussi de Abdelhamid Mehri comme un homme épris de sagesse et défenseur de principes. L'Algérie ne perd pas seulement une encyclopédie en politique, mais aussi une partie de sa mémoire nationale. Le défunt a marqué la scène politique algérienne. Abdelhamid Mehri est vu comme un homme politique de premier plan et dont le parcours personnel se confond avec l'Histoire de l'Algérie. Mouvement national, guerre de Libération, édification de l'Etat et combat obstiné pour la démocratie sont oeuvres de l'homme. On garde de lui l'image d'un infatigable militant dont le parcours politique a commencé dès son jeune âge. L'homme n'est pas un inconnu. Il a laissé son empreinte tout au long d'une marche de plus de soixante ans. Il est entré dans les pages du grand livre de l'Histoire de l'Algérie. Hier, chacun y allait de son témoignage pour se remémorer les principales étapes ayant jalonné le parcours de l'homme. Abdelhamid Mehri était ancien ministre du Gouvernement provisoire de la République algérienne comme il a également occupé le poste de secrétaire général du parti du Front de libération nationale de 1988 à 1996. Né le 3 avril 1926, il s'engagea dans les rangs du Parti du peuple algérien puis du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques dans lequel il fut membre du Comité central. Arrêté en novembre 1954, il fut détenu en prison jusqu'en avril 1955.
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MessageSujet: Message du président Bouteflika : Une vie entière au service de la patrie et du peuple   Mer 1 Fév - 12:47



MESSAGE DU PRÉSIDENT BOUTEFLIKA

Une vie entière au service de la patrie et du peuple

Mercredi 01 Fevrier 2012



Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a affirmé avant-hier, que le militant et moudjahid Abdelhamid Mehri, décédé à l'âge de 85 ans, «a voué sa vie entière au service de la patrie et du peuple».


Abdelhamid Mehri «a voué sa vie entière au service de la patrie et du peuple, imprégné qu'il était des valeurs sublimes de liberté, de justice et de souveraineté à une époque marquée par un colonialisme féroce», souligne le chef de l'Etat dans un message de condoléances à la famille du défunt. «Dès qu'il a pris conscience de la réalité du colonialisme, le regretté a rejoint le mouvement national dans lequel il a milité jusqu'au déclenchement de la glorieuse Révolution de libération dont il fut un des farouches combattants accomplissant pleinement son devoir», écrit le président de la République dans son message. «A la fin de la guerre et avec le recouvrement de la souveraineté nationale, il poursuit le combat avec la même volonté et la même détermination aux côtés des enfants sincères de l'Algérie aussi bien au niveau des rouages de l'administration que sur le plan de l'action politique et culturelle», ajoute le chef de l'Etat. «Abdelhamid Mehri nous a quittés mais son souvenir restera à jamais dans les coeurs et dans les mémoires. Son militantisme et son patriotisme continueront de guider les générations futures sur la voie de ces valeurs immuables pour lesquelles il a vécu», affirme-t-il. «En adressant mes vives condoléances à la famille du défunt, ses proches et à ses compagnons, je prie Dieu, le Tout-Puissant, de lui accorder sa Sainte Miséricorde et de l'accueillir dans Son Vaste Paradis», conclut le Président Bouteflika
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MessageSujet: Re: Abdelhamid Mehri n'est plus   Aujourd'hui à 20:37

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