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 Bob Dylan, de fond en comble

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Jamel
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MessageSujet: Bob Dylan, de fond en comble   Mar 12 Nov - 13:31

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Bob Dylan, de fond en comble

Publié le 11 novembre 2013 à 18:06


Bob Dylan aux Vieilles Charrues, à Carhaix, le 22 juillet 2012.

Rock . Le chanteur, qui vient de publier l’intégrale de ses albums, joue trois soirs au Grand Rex.

La machine infernale Bob Dylan semble loin de pouvoir se gripper. Le «lonesome troubadour» à la voix nasillarde est reparti début novembre dans une tournée marathon européenne (trois dates parisiennes) un an après avoir pondu Tempest, 45e album de sa nébuleuse collection, et quelques semaines après s’être livré à une auto-analyse très personnelle à l’occasion de la sortie d’un dixième bootleg entièrement consacré aux lost tracks de Self Portrait. Vision introspective d’une star aux abois refusant toute responsabilité dans le rôle de protest leader qu’on lui colle sur le front. Comme si cette avalanche interminable de morceaux choisis ne suffisait pas, voilà que le stratégique manager Jeff Rosen sort l’artillerie lourde en mettant sur le marché l’intégrale des albums enregistrés par son patron. Soit pas moins de 47 LP-replica (dont les 35 albums studio), en un luxueux coffret, qu’illustre une encyclopédie fournie sur les créations du personnage le plus mystérieux de la chanson populaire américaine moderne.

Clés USB. La collection comprend également le Dylan 1973 avec Mr Bojangles, jamais édité en CD par CBS, sans doute en représailles de l’escapade de l’artiste chez Asylum pour Planet Waves à peine un mois plus tard, ainsi qu’un double CD intitulé Side Tracks. Le précieux objet, d’une valeur d’environ 145 euros, est intitulé The Complete Album Collection et porte judicieusement la mention «volume one»…

De quoi rester perplexe quant à la suite (prequels, sequels, extra-bonus tracks, démos de démos…) du merchandising orchestré par Jeff Rosen, qui a également imaginé de faire produire, en nombre très limité, tout le contenu d’une carrière en clés USB dans une box en forme d’harmonica. De quoi s’interroger, donc, sur le volume 2 (3, 4…), qui pourrait bien renfermer le fructueux chapelet des «bootleg series» que Rosen distille toujours au goutte à goutte comme une liqueur dorée. Le tandem semble avoir mis au point une stratégie diabolique pour s’arranger de manière à ne jamais quitter la scène médiatique, ayant toujours une piqûre de rappel prête au cas où l’on oublierait l’existence du bonhomme le plus hermétique de son temps avec Salinger.

Et pendant que Rosen fouille le contenu de son coffre-fort sans fond, Bob Dylan, qui a une confiance aveugle dans ce fils de Sy Rosen, comptable d’Albert Grossman, le manager des débuts, est au charbon sur les scènes du monde entier à faire marcher la planche à mythologie - et à billets. Accompagné des fidèles Stu Kimball et Charlie Sexton aux guitares, de Tony Garnier à la basse, George Recile à la batterie et Donnie Herron à la pedal steel, Dylan continue à jouer les turbulents sur scène.

Selon ses fans les plus assidus, il aurait même retrouvé dernièrement une voix ou, en tout cas, quelque chose d’une envie de chanter. Lorsqu’il atteindra le Grand Rex ce soir, le compteur de son Never Ending Tour affichera le chiffre 73, son âge aujourd’hui. Le binôme Rosen-Dylan fait tourner les pédales tellement vite qu’on s’y perd un peu. Le manager de la Bob Dylan’s Business and Music Publishing Enterprise est à la tête d’un trésor de guerre où chaque note estampillée du nom de Dylan est scrupuleusement rangée, classée, remise à l’ordre du jour.

Interviews.

C’est Rosen qui avait édité le coffret Biograph, en 1985, compilation d’inédits constituant la première livraison d’une longue série de bootlegs, moyen infaillible pour se réapproprier les innombrables enregistrements illégaux qui circulaient depuis tant d’années sous le manteau. Rosen est également à l’initiative des nombreuses interviews réalisées avec Joan Baez, Dave Van Ronk ou les Clancy Brothers dans l’idée d’en faire un long métrage. Il attendra une dizaine d’années avant de se rendre compte qu’il lui faut un professionnel pour réaliser No Direction Home. Martin Scorsese sera son homme.

Mais Jeff Rosen ne contrôle pas seulement les créations, il décide aussi sans répit quelle image doit représenter l’icône et à quel moment. Un peu comme dans une campagne de pub, chaque produit est lié à une illustration bien définie, ce que les commerciaux des maisons de disques connaissent par cœur et ont parfois du mal à comprendre. Et c’est évidemment le cas pour The Complete Album Collection avec une photo de l’époque de Don’t Look Back. En fait, les deux hommes se ressemblent beaucoup. Ni l’un ni l’autre n’accorde d’interview et même lors de ces interminables tournées, quelle que soit la salle, personne ne peut croiser le regard de Dylan quand il quitte sa loge pour se rendre sur scène. Car Jeff Rosen a déjà fait place nette pour protéger celui que même Greil Marcus, auteur de trois bouquins sur Dylan et qui a passé sa vie à étudier le phénomène, n’aura réellement rencontré qu’une seule et unique fois dans sa vie, en 1997.

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