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 La guerre des «antiradars» est relancée

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Jamel
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MessageSujet: La guerre des «antiradars» est relancée   Mer 25 Déc - 9:04

WEB - GOOGLE - ECONOMIE > High-Tech & Web

La guerre des «antiradars» est relancée

Mis à jour le 23/12/2013 à 18:59 - Publié le 20/12/2013 à 19:16


La communauté de Waze signale désormais tout ce qui se passe sur la route, et de surcroît gratuitement: changement de la signalisation, travaux, conditions de trafic, et surtout radars.

Waze, récemment acquise par Google, réalimente la controverse sur les assistants d'aide à la conduite.

Waze, application astucieuse comme il en existe tant pour les smartphones, menace cinq ans après sa création l'économie des assistants d'aide à la conduite, ex- «antiradars», et compromet la politique de sécurité routière. Au départ, Waze était une sorte de GPS communautaire mis au point par de jeunes chercheurs israéliens. La diffusion massive des smartphones l'a transformé en véritable assistant d'aide à la conduite. Sa communauté signale désormais tout ce qui se passe sur la route, et de surcroît gratuitement: changement de la signalisation, travaux, conditions de trafic, et surtout radars.

Waze s'attaque ainsi aux deux ténors du secteurs, Coyote et Wikango, qui monnayent eux leurs appareils délivrant le même type d'information. «Il s'agit ni plus ni moins d'une concurrence déloyale» tonne Didier Quillot, le président de Coyote, qui voit son modèle économique en train de vaciller. «Nous sommes à l'origine de 150 emplois directs en France et de 500 indirects», dit-il. Avant de rappeler que Waze est «un système illégal dont l'usage est passible d'une amende de 1500 € et de la perte de six points de permis» car non conforme à la réglementation en vigueur.

Répression impossible

Depuis janvier 2012, les radars doivent en effet être signalés à l'intérieur de zones de «danger» (appareils fixes) ou «à risques» (mobiles). Or, Waze les indique toujours précisément, comme auparavant. Waze est donc illégal, mais les forces de l'ordre ne peuvent pas techniquement et humainement vérifier son utilisation, et toute répression s'avère difficile si ce n'est impossible.

Waze rouvre de surcroît la guerre des «antiradars» en fragilisant le compromis établi il y a deux ans à leur sujet. Souvenez-vous: ces boîtiers ont failli être prohibés à la demande des associations de prévention routière les plus extrémistes, et ils n'ont du leur survie qu'après de subtiles négociations avec les pouvoirs publics. L'accord trouvé satisfaisait depuis toutes les parties: automobilistes, fabricants de boîtiers, et responsables de la sécurité routière. Waze remet en question cet équilibre en ne respectant pas le jeu et en faisant fi, pour le moment, de son illégalité.

Stratégie à la «Big Brother»

Un recours en justice semble improbable, Waze étant de plus une entreprise étrangère. Elle n'est plus du reste la sympathique start-up qu'elle était. Google l'a payée l'été dernier la somme astronomique de un milliard de dollars. Cette acquisition confirme l'objectif du géant américain d'investir le plus vite possible les habitacles de nos véhicules avec de la publicité géolocalisée, qui sera diffusée bien entendu via Waze. Cette stratégie à la «Big Brother» est loin d'être appréciée par tous. Ainsi, Aurélie Filippetti a ostensiblement boycotté il y a quelques jours l'ouverture de l'institut culturel Google à Paris. De quoi laisser espérer aux fabricants de boîtiers payants que les pouvoirs publics vont taper du poing sur la table pour que Waze, filiale de Google, rentre rapidement dans le rang.

Autre souci, la communauté d'utilisateurs de Waze, outre les endroits précis des radars, signale aussi la position des contrôles d'alcoolémie. «Il est extrêmement dangereux de mettre entre les mains des jeunes utilisateurs de smartphone une telle application», estime Pierre Chasseray, le délégué général de «40 millions d'automobilistes», pour qui l'alcool au volant reste le premier fléau de la route. C'est d'abord sur ce point que Waze devra se montrer plus vertueux s'il veut jouer la carte de l'apaisement.
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