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 Croissance : l'OCDE moins optimiste que Hollande et Valls

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Petrus.m

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MessageSujet: Croissance : l'OCDE moins optimiste que Hollande et Valls   Mar 6 Mai - 13:06

LE MONDE | 06.05.2014 à 11h32 • Mis à jour le 06.05.2014 à 11h35 | Par Claire Guélaud

Après les turbulences du printemps 2013 et de janvier 2014, le risque d'une nouvelle crise financière, d'ampleur comparable à celle des années 1997-1998, a diminué.

La reprise a été lente et ardue, elle a parfois menacé de capoter mais, cette fois-ci, elle est bien là et devrait se renforcer à un rythme modéré. Tel est le diagnostic posé par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans ses Perspectives économiques de printemps, présentées mardi 6 mai.

La croissance mondiale serait de 3,4 % en 2014, soit un niveau légèrement inférieur à ce qui avait été prévu en novembre 2013, avant de rebondir à presque 4 % (3,9 %) en 2015. Dans les 34 pays de l'OCDE, le PIB progresserait de 2,2 % cette année et de 2,8 % en 2015, une moyenne qui dissimule de fortes disparités.

L'OCDE estime que les politiques monétaires encore accommodantes, de meilleures conditions financières et une moindre consolidation budgétaire vont soutenir l'activité dans les principaux pays avancés. La croissance atteindrait 3,5 % aux Etats-Unis en 2015 (après 2,6 % cette année). Elle ne serait que de 1,2 % et 1,7 % dans la zone euro et ralentirait à 1,2 % au Japon.

En raison du caractère modéré de la reprise, le taux de chômage ne baisserait que d'un demi-point d'ici à 2015 pour s'établir à 7,1 %. A cette date, il y aurait encore dans le monde 11,25 millions de chômeurs de plus qu'en 2008 ce qui est de nature à entretenir une faible inflation en particulier dans la zone euro.

LES DÉFIS ÉCONOMIQUES DES PAYS ÉMERGENTS

L'OCDE, comme le Fonds monétaire international (FMI), appelle d'ailleurs la Banque centrale européenne (BCE) à respecter son objectif d'inflation (2 %) et à se tenir prête à adopter, si nécessaire, de nouvelles mesures de politique monétaire non conventionnelle pour y parvenir.


Le FMI relève sa prévision de croissance mondiale pour 2014

Comme annoncé il y a une semaine, le Fonds monétaire international a relevé ses prévisions de croissance mondiale pour cette année et l'an prochain : ces prévisions passent respectivement à 3,7 et 3,9%. Pour l'activité des grands marchés économiques, le FMI prévoit 2,8% de croissance aux Etats Unis cette année contre 1% pour la zone euro en 2014 : des chiffres qui grimpent à 3% pour l'économie américaine en 2015 et à 1,4% pour celle de la zone euro. Les prévisions concernant la croissance du Royaume Uni sont celles que le FMI a le plus fortement relevées avec une prévision de 2,4% en 2014 contre 1,8% précédemment et de 2,2% contre 2% en 2015. Les prévisions du FMI pour la France restent ce qu'elles étaient : 0,9% de croissance prévu en 2014 et 1,5% en 2015. En revanche elles sont en forte hausse pour l'économie espagnole à 0,6 et 0,8% de croissance respective pour 2014 et 2015. Pointant dans son rapport des zones de fragilité persistantes, le FMI appelle les grandes banques centrales à ne pas mettre 'prématurément' un terme à leur politique de soutien à l'économie. Le FMI demande même à la Banque centrale européenne 'd'envisager de nouvelles mesures'. Le FMI s'inquiète particulièrement de la faiblesse de l'inflation dans les pays développés qui pourrait aggraver la charge de la dette et faire monter les taux d'intérêts. Enfin, l'institution monétaire rappelle que les pays émergents ne sont pas à l'abri d'un nouveau mouvement de reflux de capitaux et se montre particulièrement pessimiste pour la Russie, dont la prévision de croissance est ponctionnée d'1 point en 2014 à 2,0% comme en 2015 : 2,5%.


Les grandes économies émergentes vont continuer de croître, mais à un rythme bien inférieur à ce qu'il était avant la crise. Les défis économiques qu'elles affrontent sont d'ordre divers. La plupart – à l'image de l'Inde et du Brésil – doivent impérativement relancer des réformes structurelles pour soutenir leur croissance potentielle et la confiance des investisseurs.

Après les turbulences du printemps 2013 et de janvier 2014, le risque d'une nouvelle crise financière, d'ampleur comparable à celle des années 1997-1998, a diminué.

L'OCDE n'exclut toutefois pas la possibilité que de sérieuses turbulences puissent réapparaître dans certaines économies en développement très dépendantes des capitaux extérieurs et des prêts à court terme des banques étrangères.

En dehors de la Chine où, si le ralentissement devait s'accélérer, un assouplissement monétaire serait souhaitable, les politiques des Banques centrales devront être déterminées, dans la plupart des pays émergents, en fonction du niveau de l'inflation et du taux de change.

La croissance devrait rebondir aux Etats-Unis, une fois dissipées les conséquences des grands froids de cet hiver. La demande y apparaît solide, et l'investissement devrait accélérer sensiblement. Le marché du travail continue de s'améliorer régulièrement, ce qui dope le moral des ménages et entretient leur consommation et leurs investissements.

RAFFERMISSEMENT EN ZONE EURO

Est-ce par diplomatie (le premier ministre japonais Shinzo Abe participe à la réunion ministérielle de l'OCDE) ou par conviction ? Les économistes du « château de la Muette », comme on surnomme l'institution, semblent plus confiants dans les résultats des Abenomics que leurs collègues du FMI.

Ils pensent que les politiques monétaire et budgétaire du gouvernement devraient permettre au PIB japonais de croître de 1,2 % en 2014 et en 2015, et ce malgré une nouvelle hausse de la TVA, qui passerait de 8 % à 10 %.

Assurer une croissance soutenue tout en commençant à réduire le déficit budgétaire suppose toutefois un cercle vertueux de hausse des prix, des salaires et des profits des entreprises, fait observer l'OCDE. Sans préciser que l'augmentation des salaires – notamment dans les PME – se fait attendre.

La reprise se raffermit dans la zone euro sans s'emballer, du fait d'un endettement important et du resserrement du crédit. Le calendrier du redressement des finances publiques devra être tenu, mais sans brider la reprise, estime l'OCDE, un brin contradictoire.

S'agissant de la France, l'institution est moins optimiste que François Hollande et Manuel Valls : elle prévoit une croissance française de seulement 0,9 % en 2014 et de 1,5 % en 2015.

Le taux de chômage ne baisserait qu'en 2015 et à la marge en France métropolitaine (9,8 %). Il resterait à 10,3 % avec les DOM. Quant au déficit public, il serait ramené à 3,1 % du PIB en 2015… sauf si le gouvernement peine à appliquer son plan d'économies.

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