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 Ces Français qui n'ont jamais quitté Alger la Blanche

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Jamel
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MessageSujet: Ces Français qui n'ont jamais quitté Alger la Blanche   Dim 18 Mar - 9:24

WEB - GOOGLE - ACTUALITÉ > International

Ces Français qui n'ont jamais quitté Alger la Blanche

Mis à jour le 16/03/2012 à 20:18 | publié le 16/03/2012 à 18:43



Cécile Serra, 94 ans, explique, posant devant son Aronde, ne jamais avoir été « embêtée » dans son pays, l'Algérie.

Des Français expliquent leur choix d'être toujours restés en Algérie.

Corinne et Michel Brac de la Perrière ne se sont jamais résolus à quitter leur havre de paix algérien. Au gré des successions familiales et des violences qui ont saigné le pays ces cinquante dernières années, des proches sont partis, des biens ont été perdus ou vendus. Eux sont restés. À el-Biar, sur les hauteurs d'Alger, leur villa mauresque a continué de grandir à l'ombre des arbres, selon les plans jadis dessinés par Fernand Pouillon. Le célèbre architecte, qui a marqué de son empreinte française la capitale algérienne, était un ami du père de Corinne, Jacques Chevallier, celui que les pieds-noirs avaient dédaigneusement surnommé «le maire des Arabes».

Figure emblématique de la bourgeoisie libérale, Jacques Chevallier prônait «le dialogue entre Algériens». Ignoré par de Gaulle, débarqué par le putsch du 13 mai 1958, il tenta en vain de prévenir l'exode de la communauté française au lendemain des accords d'Évian. «Personne ne lui a jamais exprimé de gratitude», soupire sa fille. «À l'époque, reconnaît-elle, nous vivions dans une bulle: nous étions inconscients de l'injustice qui régnait ici; nous n'étions pas contre les Arabes, mais nous n'étions pas avec.»

«Aucun problème de sécurité»

Leur pays, Michel et Corinne ne l'ont vraiment découvert que jeunes mariés, après l'indépendance. «Des années merveilleuses», disent-ils en chœur. «Il n'y avait aucun problème de sécurité», se souviennent-ils, en évoquant leurs virées en voiture, notamment dans ce Sud algérien désormais sillonné par les trafiquants et les terroristes d'al-Qaida.

Corinne, née Chevallier, montre le document écrit en français attestant de sa nationalité algérienne. Son époux s'est satisfait de son statut de résident étranger. La famille Brac de la Perrière a perdu ses terres dans la Mitidja. Lui a longtemps dirigé l'entreprise des cafés Nizière, jusqu'à la vague de nationalisations des années 1970. «C'était purement idéologique, et toutes les entreprises reprises par l'État ont coulé», rappelle cet homme mesuré, qui alors s'est reconverti dans l'activité de conseils.

La décennie noire des années 1990, ce conflit entre les islamistes et l'armée qui fit 200.000 morts, poussa au départ nombre de Français d'Algérie. Ceux qui avaient supporté un code de la nationalité algérien de plus en plus discriminatoire, puis la vague des nationalisations, devinrent souvent des cibles.

«J'avais dit beaucoup de mal des pieds-noirs, confie Corinne Brac de la Perrière, mais là, j'ai compris ce que cela représentait de partir en vingt-quatre heures de chez soi. On ne quitte jamais son pays de bon cœur. Nous pensions revenir dans les quinze jours, nous ne sommes rentrés que des années plus tard…» Jean-Paul et Marie-France Grangaud tenaient, eux, à demeurer dans leur maison du quartier d'Hydra, à Alger, durant cette décennie noire. «Plus personne ne peut me dire maintenant que je ne suis pas algérien», se satisfait Jean-Paul. « On ne laisse pas les copains quand le malheur les touche», ajoute Marie-France. «Mais, précise-t-elle, je ne me suis jamais dit que je ne partirai jamais».

Rester ou partir: depuis cinquante ans, l'histoire algérienne semble imposer cette unique alternative, que l'on soit français ou algérien d'origine. Les parents de Marie-France ont suivi le mouvement en 1962. «Mais, précise-t-elle, ils ont déménagé tranquillement, sans céder à la panique». Pour ces Français restés en Algérie, le soudain exode des pieds-noirs demeure une incongruité.

Jean-Paul Grangaud se souvient d'avoir refusé de donner de l'argent à un interne de l'hôpital Moustapha qui ramassait des fonds pour l'Office d'action sociale, au sigle OAS. Et d'un professeur de médecine qui, du fond de l'amphithéâtre où ses jeunes confrères discouraient de l'avenir, avait crié: «Des bateaux, donnez-nous des bateaux!» A 74 ans, Jean-Paul en rigole encore. «En fait, poursuit-il, les pieds-noirs ne pouvaient imaginer rester dans un pays qui ne soit pas la France, et pour beaucoup il était inconcevable que des Arabes puissent occuper leurs postes.» L'Algérie, en manque de cadres, a pourtant souvent offert aux pieds-noirs restés de belles carrières. «Après l'indépendance, se souviennent les Grangaud, c'était enthousiasmant, tout était à faire, et nous avons eu une vie professionnelle extrêmement riche.» Une fois adoptée la nationalité algérienne dans les années 1970, Jean-Paul est devenu professeur de médecine et a participé à l'édification du système pédiatrique algérien.

«On allait au bal, à la pêche»

Les «pieds rouges», ces coopérants techniques communisants, qui étaient venus de France après 1962 pour construire l'Algérie nouvelle, n'ont pas tenu longtemps. «Ils sont repartis déçus», note sobrement le père Jean-Pierre Henry. «J'étais pour l'Algérie française, mais j'aimais les Algériens», confie ce septuagénaire, aujourd'hui économe de l'église catholique. Il n'a bien sûr jamais fait de mal à personne, ni pris activement part à aucune manifestation. Il tente d'expliquer les temps de sa jeunesse par une anecdote: «A un bal, un jeune Arabe invite une Française, qui refuse de danser avec lui. La fille ensuite accepte de danser avec un Français. Le garçon arabe revient pour se plaindre auprès de la fille. Son cavalier alors lui répond: et pourquoi tu n'es pas venu avec tes sœurs! Voilà, c'était deux sociétés aux mœurs complètement différentes.»

La mixité ne s'est faite qu'après l'indépendance, plusieurs enfants de ces Français ayant choisi de demeurer en Algérie ayant épousé des musulmans ou musulmanes. Devenu prêtre, Jean-Pierre Henry a gardé le contact avec les deux communautés. À quelques dizaines de mètres de l'évêché, l'ancienne église Saint-Charles est devenue la mosquée Rahma. Les chrétiens qui habitaient le quartier Meissonier avaient peu à peu quitté le pays, avec le sentiment, partagé par tous les Algériens, que tout allait de mal en pis.

S'il en reste qu'une à demeurer optimiste se sera Cécile Serra. Cette joie de vivre doit conserver. À 94 ans, Cécile a gardé tout son esprit et toute sa faconde. «Ah! on allait au bal, à la pêche ou aux champignons», raconte cette descendante d'Espagnols, si fière d'être demeurée Française dans son pays l'Algérie. «Moi, je n'ai rien vu, je travaillais avec mes petites couturières, et puis quand on sortait le week-end personne ne nous a jamais embêtés. Après, dans les années 1990, ils se sont tués entre eux, mais je ne sortais plus beaucoup.» Ce sont ses voisins qui viennent s'occuper d'elle et lui rendre visite. «Plusieurs ont voulu m'acheter mon Aronde, mais moi, j'ai dit qu'elle ne partirait pas avant moi.» Et les yeux mouillés de souvenirs, Cécile, soudain muette, caresse du regard la voiture rouillée au fond de son jardin ensoleillé.
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Jacques

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MessageSujet: Re: Ces Français qui n'ont jamais quitté Alger la Blanche   Dim 18 Mar - 12:00

Bonjour,

Cinquante ans après, la cassure reste de mise malgré les tentatives de reconciliation de part et d'autre. On jurerait à lire cet article que les Pieds-Noirs qui ont fui en masse et dans des conditions apocalyptiques n'avaient aucune raison de le faire ! "La valise ou le cercueil !" : ils ont oublié ? J'ai envie de rigoler aussi de Mr Grangaud: comment explique-t-il que nombre d'Algériens sont venus faire leurs études de médecine en France et ont oublié de retourner ensuite dans leur chère Algérie? Même Bouteflika et Ben Bella viennent se faire soigner dans nos hopitaux militaires et gratuitement. Quant aux parents de Marie-France qui ont démenagé "tranquillement" ils sont l'exception! Le prêtre a dû voir aussi ce que sont devenus les cimetières européens...

Amicalement,

Jacques

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Petrus.m

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MessageSujet: Re: Ces Français qui n'ont jamais quitté Alger la Blanche   Dim 18 Mar - 12:44

Bonjour,
Pour une fois, je suis d'accord avec vous. Vous voyez tout arrive.....
Amicalement
Pierre

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Hakim22



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MessageSujet: Re: Ces Français qui n'ont jamais quitté Alger la Blanche   Dim 18 Mar - 16:49

Bonsoir,

Ce qu'on oublie de dire c'est que les Français d'Algérie ne sont pas les mêmes que les Français de la Métropole. Les Français partis d'Algérie ont été rejetés par les Français de Métropole car la majorité d'entre eux a participé en toute connaissance de cause, de près ou de loin, aux assassinats gratuits et forfaits commis par l'OAS. La peur au ventre, ils ont dû fuir le pays poussés aussi par l'OAS qui avait mis en oeuvre la politique du chaos et de la terre brûlée. Des représailles somme toute légitimes de ces familles algériennes ayant eu un ou plusieurs des leurs se faire assassiner étaient envisagées à leur encontre en cas de présence en Algérie. Pour eux, la fuite en avant était la meilleure solution pour y échapper. Maintenant, si on parle de gouvernement, il n'y a pas de doute le gouvernement français de cette époque a été criminel à plus d'un titre. La torture et la guillotine ont fonctionné à plein régime à cette époque et comble de malheur avec un gouvernement d'obédience socialiste (la SFIO des Guy Mollet, Mitterrand, Lacoste, etc...), cela nous ne l'oublierons jamais.

Cordialement,

Hakim

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Petrus.m

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MessageSujet: Re: Ces Français qui n'ont jamais quitté Alger la Blanche   Dim 18 Mar - 17:59

Bonsoir,
Hakim 22, je ne peux pas vous laisser dire que les pieds noirs ont fui l'Algérie en 1962 parce qu'ils étaient tous les complices objectifs de l'OAS. Ceci est un détournement et une accusation infondée. J'ignore votre age, le niveau de vos études et où vous habitez, mais j'ai la nette impression que vous n'avez aucune connaissance de ce qu'à été l'Algérie avant 62. En faisant un tel amalgame, vous êtes probablement motivé à vouloir nuire la réputation de gens dont la plupart étaient des gens modestes qui n'avaient pas d'autre choix que de revenir en métropole vue les incertitudes qui planait sur leur avenir en Algérie. Aucune disposition n'avait prise, ni en France puisque de Gaulle pensait que très peu allaient revenir, ni en Algérie dont les dirigeants avaient d'autres priorités. C'est une des graves lacunes des accords d'Evian. Peut importe aujourd'hui, il était logique que les Français d'Algérie retournent dans leur pays d'origine.
Amicalement
Pierre

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Hakim22



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MessageSujet: Re: Ces Français qui n'ont jamais quitté Alger la Blanche   Dim 18 Mar - 18:29

Bonsoir Pierre,

Pour illuminer votre lanterne, j'ai vécu ces évènements comme vous. Je n'ai pas mis tous les PN dans le même panier vu que j'ai écrit qu'une majorité d'entre eux étaient les complices objectifs, comme vous l'écriviez vous-même, de l'OAS. Cette majorité d'ultras "Algérie Française" n'était pas de souche française mais un agglomérat de gens qui ont émigré et venant d'Espagne (Espagnols républicains ayant fui Franco et la guerre civile), de Suisse (Domaine de Lismara (Alger), vignoble propriété de Borgeaud, Suisse de Lutry), de Malte, d'Italie, de Grèce, etc... Certes, tous étaient modestes mais pour la plupart d'entre eux très racistes. Les raton, melon, sale arabe, bougnoule, c'était la réalité du terrain pour les Indigènes de ce pays dont je fais partie. Pierre, pouviez-vous nier cela ? Le pays d'origine de ces soi-disants français, ce n'est pas la France mais bien le pays d'où ils étaient originaires.

Cordialement,

Hakim
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Petrus.m

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MessageSujet: Re: Ces Français qui n'ont jamais quitté Alger la Blanche   Dim 18 Mar - 18:57

Hakim,
Ma famille est originaire de France et d'Espagne comme beaucoup de Bel Abbésiens Pieds Noirs. L' Algérie a connu au fil de ces 130 années de colonisation un brassage de nationalités, je le sais. Et, en 1962, tous ces gens étaient français donc une majorité est rentré en France, d'autres en Espagne et même en Israël qui avait besoin de main d’œuvre à ce moment là.
Je vous renvoie à la première phrase de votre précédente intervention, relisez la, elle contient bien une contradiction. Je vous cite:

"Pour illuminer votre lanterne, j'ai vécu ces évènements comme vous. Je n'ai pas mis tous les PN dans le même panier vu que j'ai écrit qu'une majorité d'entre eux étaient les complices objectifs, comme vous l'écriviez vous-même, de l'OAS"

J'ai vécu mon enfance à la Vallée des Jardins à SBA, mon père n'a jamais manqué de respect à un algérien et n'aurait jamais toléré que je le fasse. Il faisait volontiers des démarches, courrier, conseil etc. à ceux qui lui demandaient. D'ailleurs parlant parfaitement l'Arabe et l'Espagnol, il est parti de SBA en Août 1963 sans jamais avoir été inquiété.
Cela dit, je n'ai jamais nié le raciste rampant qui existait bien en Algérie. Mais là aussi, la généralité........
Amicalement
Pierre

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Hakim22



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MessageSujet: Re: Ces Français qui n'ont jamais quitté Alger la Blanche   Dim 18 Mar - 19:57

Pierre,

Je parle d'une majorité de PN ce qui laisse une certaine place à la minorité dont vous faites partie selon vos écrits. Lisez moi comme il faut, dans mes deux messages je ne généralise pas, donc pas la moindre contradiction n'apparaît, sauf à vos yeux.

Cordialement,

Hakim
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Petrus.m

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MessageSujet: Re: Ces Français qui n'ont jamais quitté Alger la Blanche   Dim 18 Mar - 20:40

Bonsoir,
Hakim, quand vous dites dans votre premier post, je vous cite:"car la majorité d'entre eux a participé en toute connaissance de cause, de près ou de loin, aux assassinats gratuits et forfaits commis par l'OAS". Il s'agit d'un nombre proche des 100%. Et là je m'inscris en faux, c'est tout. Toute ma famille résidait à SBA, aucun n'a participé, pas plus que nos amis et nos connaissances, ils étaient nombreux ont participé aux assassinats perpétrés par l'OAS. Il ne s'agit pas pour autant d'excuser ces exactions, cela est un autre débat. Ce qui n'est jamais dit, c'est le nombre d'assassinats commis, par le FLN durant toute la guerre d'Algérie, sur la seule population algérienne. C'est la raison pour laquelle je dis que cette histoire reste à écrire et que la barbarie n'a pas été exclusivement du coté des Français et l'angélisme du coté des Algériens. Il faut que chacun balaye devant sa porte. Une guerre est une guerre, s'il en existait une seule qui soit exempte de morts et de dommages collatéraux, cela se saurait.
Amicalement
Pierre

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Malika



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MessageSujet: Re: Ces Français qui n'ont jamais quitté Alger la Blanche   Dim 18 Mar - 20:50

Bonsoir Monsieur Pierre,

Je sais que vous êtes un homme de bon sens mais n'insistez pas à défendre l'indéfendable. Tout de même, les Français d'Algérie, disons les Pieds-Noirs, n'ont pas été à l'évidence des enfants de choeur. Bien sûr, pas tous, mais les autres, ceux qui ne pensaient pas comme les ultras, étaient entraînés dans leur sillage et souvent par la force. L'OAS divisait à son avènement pour mieux régner. Certains PN acquis à la cause algérienne ont même payé de leur vie, la plupart étaient des militants communistes. Question de Français ou pas, les Indigènes, vrais habitants de l'Algérie, ont été discriminés par le colonialisme français pendant plus d'un siècle. Ils ne disposaient pas du moindre et élémentaire droit sur leur propre terre, celle de leurs ancêtres. Asservis, exploités, humiliés, rabaissés, telle était leur vie de tous les jours jusqu'à l'indépendance de l'Algérie. Même les Juifs d'Algérie ont été mieux considérés que les Musulmans. Rappelez-vous la Loi Crémieux. Les tenants et aboutissants dans Wikipédia et que je cite :

«Décret Crémieux :

Le décret Crémieux (du nom d'Adolphe Crémieux) est le décret no 136 qui accorde d’office en 1870 la citoyenneté française aux 35 000 Juifs d'Algérie. Il est complété par le décret no 137 portant « sur la naturalisation des Indigènes musulmans et des Étrangers résidant en Algérie » : pour ce qui les concerne, la qualité de citoyen français n’est pas automatique puisqu’elle « ne peut être obtenue qu’à l’âge de vingt et un ans accomplis » et sur leur demande. En pratique, selon Gilles Manceron de l’association LDH, la naturalisation n’est que rarement attribuée aux Indigènes musulmans qui restent sous le régime de l'Indigénat, ce qui peut traduire leur volonté de continuer à être régis par la « loi musulmane » et non pas par les « lois civiles et politiques de la France » auxquelles se conforment leurs compatriotes français. Une loi similaire de naturalisation massive et automatique, portant cette fois sur les Étrangers résidant en Algérie, est promulguée le 26 juin 1889.

Les décrets nos 136 et 137 sont pris à Tours en Conseil de Gouvernement du Gouvernement de la Défense nationale le 24 octobre 1870 et sont signés d’Adolphe Crémieux (député de la Drôme et ministre de la Justice), Léon Gambetta (député de la Seine et ministre de l’Intérieur), Alexandre Glais-Bizoin (député des Côtes-du-Nord) et Léon Fourichon (député de la Dordogne et ministre de la Marine et des Colonies). Ils sont publiés au Bulletin officiel de la ville de Tours le 7 novembre 1870.»

Fin de citation.

Pour finir, c'est quand même le général de Gaulle qui a rétabli les Algériens dans leurs droits dont celui de la nationalité en 1960 lors de la mise en oeuvre de son fameux Plan de Constantine.

Bien cordialement,

Malika
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MessageSujet: Re: Ces Français qui n'ont jamais quitté Alger la Blanche   Dim 18 Mar - 22:23

Bonsoir Malika,
Pour clore ce débat, je vous renvoie à la lecture de:
Message au candidat de gauche : Eloignez votre main des machiavels algériens, M. Hollande ! de Mohamed Benchicou*
Tout ça pour ça.......
Amicalement
Pierre






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Jamel
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MessageSujet: Re: Ces Français qui n'ont jamais quitté Alger la Blanche   Dim 18 Mar - 23:00

Salam,

Sans dévoiler un quelconque secret, j'ai connu feu le père de Pierre " Que Dieu ait son âme " à Sidi-Bel-Abbès dans une relation professionnelle bancaire. Il était Chef de service dans une banque de la place et j'ai travaillé à ses côtés comme étudiant pendant les vacances d'été afin de me faire un peu d'argent pour mes études. Il m'a appris beaucoup de choses en relation avec le système bancaire toujours avec amabilité et gentillesse, le coeur toujours sur la main et cela je ne l'oublierai jamais. Je peux donc confirmer que les propos de Pierre sont complètement sincères et vrais. Sa famille fait partie des PN qu'on a beaucoup regrettés chez nous à SBA au moment de leur départ. Pierre a tous les droits de défendre son point de vue sur ce sujet brûlant qu'a été la Guerre d'Algérie avec tout son cortège de malheurs, de blessures, de larmes, de peines, etc... qui a frappé toutes les communautés sans exception. Voilà, c'est dit.

Amicalement,

JAMEL
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Patrick-de-Vendée



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MessageSujet: Re: Ces Français qui n'ont jamais quitté Alger la Blanche   Mar 20 Mar - 11:24

Bonjour,

Je suis d'accord avec vous Malika seulement je ne sais pas si l'on peut parler de racisme. C'est vrai, il y a eu aussi des erreurs politiques :
- Décret Crémieux donnant la nationalité Française aux juifs d'Algérie sans la donner aux musulmans.
- Vote après 1945 des musulmans dans un second collége : sous électorat, sous représenté.
L'indépendance de l'Algérie était inéluctable mais a été particulièrement ratée, tant pour la France (qui voulant se débarrasser) a mal reçu Pieds-noirs et Harkis que de l'Algérie qui a subi la dictature du FLN et ne s'en est toujours pas remise. Par contre après 1964, nous n'aurions pas du faire rentrer les Algériens (qui nous avaient chassés et n'avaient pas respecté les accords d'Evian) en France et ça c'est la faute du patronat.

Amicalement,

Patrick

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MessageSujet: Pieds-Noirs, portraits d'exilés   Mer 21 Mar - 0:18

WEB - GOOGLE - ACTUALITE > 19 Mars 1962

Pieds-noirs, portraits d'exilés

Publié le 19.03.2012 à 16h48


Christian et Julien Fenech au domicile de Christian, à Cassis.

"Un vallon en Provence fait pour les rapatriés." Au début des années soixante, les publicités de la Coopérative immobilière de France (CIF) s'étalaient dans les journaux algériens, vantant les mérites de ce petit vallon encore inhabité sur la route d'Aubagne à Cassis. Le beau-père de Julien Fenech, né à Bône, l'actuelle Annaba, en 1937, y avait acheté "pour rien" en 1961 un lopin de terre. Par précaution. Jusqu'au 5 juillet 1962, jour où il a atterri en métropole avec une valise, Julien Fenech ne pensait pas quitter l'Algérie. Au début de l'année 1962, il achetait encore des camions pour l'entreprise de transports qu'il dirigeait depuis l'assassinat de son père en 1956 par le Front de libération nationale (FLN).

"Dans leurs pseudo-accords d'Evian, ils pensaient qu'on pourrait rester." Les propriétaires de la CIF, des rapatriés du Maroc, le pensaient également, au point de s'aventurer à vendre un même lopin à plusieurs acheteurs. Mais c'est par centaines que les Français d'Algérie sont venus s'installer dans le quartier de Carnoux, qui n'avait encore ni rue, ni eau, ni électricité.

Une arrivée en métropole brutale. Personne ne les y attendait, pas même l'Etat. Le lopin de terre sur lequel il pensait s'installer avec sa femme et ses beaux-parents est déjà occupé par une autre famille d'"exilés d'Algérie". Leur premier hiver, ils le passent dans une location. Un hiver rigoureux, sous la neige, que Julien Fenech a immortalisé en photo. "'Venez en Provence, c'est le même climat', on nous a dit !", ironise-t-il. Il a toutefois eu la chance d'arriver jeune et de retrouver à Cassis un ami de la famille qui le prend comme chef-comptable dans son entreprise de maçonnerie. Pour les plus anciens, comme "la grand-mère Imperato, arrivée à 62 ans, refaire sa vie, ce n'était pas facile. Ma mère aussi est revenue en France, une main devant, une main derrière... Elle est allée travailler comme couturière chez Lejaby."


Julien Fenech montre la photo du premier hiver passé à Carnoux sous la neige.

A Carnoux comme à Cassis, à environ 5 km de là, on se retrouve entre pieds-noirs et la conversation revient toujours à l'Algérie. Hors de ce cercle aussi, il revendique son histoire. "Les gens n'écoutaient pas beaucoup à l'époque. Depuis peu seulement, les anciens combattants prennent fait et cause pour nous. Ils vieillissent, ils réfléchissent, ils nous écoutent davantage", dit-il.

Il faut dire que Julien Fenech ne cache pas son animosité pour "le traître de Gaulle". "Il y a eu une évolution dans ses discours. C'est ce pourquoi on lui en veut. On savait que le drapeau français ne pouvait pas rester flotter sur l'Algérie, mais il a trompé les gens", fustige-t-il. "On commençait à y penser, mais paradoxalement, quand on voyait comment la France appliquait le plan de Constantine...", lance-t-il, en référence au plan de développement économique et social appliqué par la France en Algérie entre 1959 et 1963.

Il en reste un sentiment d'injustice, qu'il a transmis à son fils Christian, tout autant que l'amour de ses racines. "Je suis l'incarnation de l'exil", se plaît à dire Christian, qui a été "conçu" à Bône en 1962. Son engagement pour l'histoire familiale s'est traduit par la création d'une association d'enfants de rapatriés à Carnoux, Racines pieds-noirs. C'est "par sa faute" si Julien Fenech est retourné visiter l'Algérie en 2006. "Je ne voulais pas y aller, pour garder mon souvenir. J'ai eu la confirmation que ce n'est plus mon pays", regrette-t-il.

Pourtant, les photos du voyage trahissent l'émotion qu'il a ressentie à revoir les lieux de son enfance et à retrouver, accueilli chaleureusement, les Algériens qu'il a connus. Un voyage plein d'anecdotes et de rires, malgré la désolation qu'il dit avoir trouvée en Algérie. "Eux sont tout aussi victimes que nous. Je crois qu'ils ne sont pas très heureux", avance-t-il. Pour Julien Fenech, tout cela est derrière lui. "Moi, maintenant, je n'ai qu'un seul pays, c'est la France. Je suis né dans un pays qui n'existe plus. L'Algérie sans la France, ce n'est pas mon pays."

"On a été un peuple sacrifié", Pierre Massia, 84 ans


Jacky, Pierre et Andrée Massia, à Carnoux.

Né à Oran en 1928, Pierre Massia retrace avec orgueil l'histoire familiale. L'histoire de l'ascension sociale d'immigrants espagnols mourant de faim et devenus en quelques générations torréfacteurs de café. Une histoire à contre-courant des stéréotypes de pieds-noirs colons, qu'il met un point d'honneur à dénoncer. "On vivait en parfaite entente avec les indigènes, les arabes. Il n'y avait que trente ou quarante grosses exploitations en Algérie : on n'a parlé que d'eux et avec ça, on a réussi à retourner l'opinion métropolitaine", fustige-t-il. Et de taper du poing sur la table : "Moi, j'ai jamais fait suer le burnous à personne." Le récit de ses années algériennes s'égrène ainsi d'histoires d'amitiés tissées avec les Français musulmans avec qui il vivait "en parfaite harmonie".

Le fossé s'était pourtant creusé à l'usine à la suite des premiers attentats de l'OAS en avril 1962. Son contremaître marocain, qui était "comme un frère", est venu l'avertir que les ouvriers ne viendraient plus travailler. Pendant deux mois, les deux hommes vont pourtant franchir les barrages séparant la partie européenne de la ville de celle habitée par les Français musulmans pour échanger dans ce no man's land la paie des ouvriers contre une assiette de gâteaux. La situation ne fera qu'empirer. Dès juin, il comprend que quelque chose va se passer à cause des attentats et des enlèvements d'Européens dans les campagnes. "L'armée française ne nous défendait plus", relève-t-il. Après avoir reçu une lettre de menaces du FLN, il envoie sa femme Jacky et leurs trois enfants en France, avec une valise et l'argenterie. Une valise en bois tapissée, que Jacky conserve toujours précieusement, même si "c'est un mauvais souvenir. La valise ou le cercueil".

Jusqu'au bout, Pierre Massia a cru que les choses finiraient par se calmer et qu'ils reviendraient. "Je m'étais dit : ce ne sera plus comme avant, mais je me voyais toujours à Oran après, se souvient-il. Le 6 juillet, quand j'ai mis les pieds à Marseille, j'ai compris que je ne resterais pas". La veille, un massacre a lieu à Oran parmi la population européenne et musulmane. De Marseille, Pierre Massia reçoit un télex de sa secrétaire : "Ne rentrez pas, le FLN est venu vous chercher à l'usine." Dès lors, la famille Massia va refaire sa vie en métropole.

"La vie qu'on avait là-bas, on l'a plus ou moins retrouvée ici, surtout nous à Carnoux. On y a reconstruit la joie de vivre", dit-il. L'Algérie est restée présente dans les conversations familiales, mais "sans jamais ressasser", assure sa fille Andrée, qui avait dix ans quand elle a quitté Oran. Tous les ans, Pierre Massia reçoit des coups de fil des gens d'Oran, d'anciens confrères ou clients qui lui disent de venir. L'entreprise de torréfaction pour laquelle il travaillait en France l'y a finalement envoyé former les employés algériens. Mais, le voyage le plus émouvant, il l'a fait en 2003, à la demande du fils d'Andrée. Jacky, à qui il a fallu "ordonner" de venir, a "inondé la ville d'Oran pendant quatre jours !", se moque-t-il gentiment. Moi, rien ne m'atteint."

La seule chose qui l'intéresse aujourd'hui, "c'est la reconnaissance par l'Etat de ce que nous étions - pas pires et pas meilleurs que les autres - et qu'on a été un peuple sacrifié". Cette reconnaissance, qu'aurait exprimée de façon inattendue en 2005 l'ancien chef historique du FLN, Hocine Aït Ahmed, composera les premières lignes de son discours pour la commémoration le 26 mars à Carnoux de la fusillade de la rue d'Isly, à Alger. "Notez !", insiste-t-il : "Plus qu'un crime, une faute ! Une faute terrible pour l'avenir politique, économique et même culturel, car notre chère patrie a perdu son identité sociale. Avec les pieds-noirs et leur dynamisme - je dis bien les pieds-noirs et non les Français - l'Algérie serait aujourd'hui une grande puissance africaine, méditerranéenne. Il y a eu envers les pieds-noirs des fautes inadmissibles, des crimes de guerre envers des civils innocents et dont l'Algérie devra répondre au même titre que la Turquie envers les Arméniens."

"Je continue à rêver presque chaque nuit d'Alger", Jacques di Sarro, 85 ans


Jacques di Sarro, à Carnoux.

Raconter l'Algérie est chose pénible pour Jacques di Sarro, dont le nom évoque les origines calabraises de ses grands-parents paternels, qui ont fui l'Italie de Mussolini pour Alger. A l'âge de 85 ans, il se confie sur le coin d'une table, un peu à l'écart du groupe de pieds-noirs, rencontré par hasard dans la petite imprimerie de l'un d'entre eux, Gérard Gonzalez, à Carnoux. Lui n'est pas du coin, mais s'est installé à sa retraite à Aubagne. C'est avec un plaisir non feint qu'il a fait leur connaissance, se présentant d'emblée comme Algérois et partageant quelques plaisanteries de bon aloi entre gens de là-bas.

Depuis son retour en métropole, en 1962, Jacques a pourtant systématiquement évité toutes les réunions des anciens d'Alger. Pour ne pas avoir à évoquer les souvenirs douloureux de ses derniers mois en Algérie. "Pendant très longtemps, on a cru qu'on allait rester", se souvient-il. Avec quelques autres, il a tenté d'agir pour rendre cela possible. Des initiatives empreintes d'idéalisme, celui de continuer à vivre "en bonne entente". Des espoirs déçus qu'il préfère que l'on taise. "C'était trop tard, les accords d'Evian étaient signés et on a cru qu'on pouvait encore rêver, c'était une erreur", résume-t-il. "C'est une période très pénible pour moi."

Plus pénible encore que la fusillade du 26 mars 1962 rue d'Isly à Alger, qui s'est déroulée dans son quartier de la Grande Poste. Lorsqu'il quitte son appartement pour rejoindre son épouse partie à la manifestation, il est pris dans un mouvement de foule à l'Agha. Les coups de feu pleuvent : postés près du port, les CRS tirent sur eux. Ils se planquent sous les voitures avant de se réfugier dans un immeuble. "Un gars s'est écroulé devant moi. On rampait, j'étais très secoué. C'est la première fois que je voyais un mort."

Ensuite, les attentats et les morts deviendront monnaie courante. "Même au cinéma, on pouvait se retrouver à devoir enjamber des corps", se souvient-il. J'ai compris très vite qu'il fallait partir, pendant les événements. J'ai cru à l'OAS et puis, très vite, j'ai compris que ce n'était pas la solution. Je voulais vivre en paix. J'avais deux enfants. Je me suis dit, 'si on peut partir, il faut essayer de partir'." Employé à la Caisse interprofessionnelle d'Alger, il reste avec l'un des sous-directeurs jusqu'à la fermeture de l'organisme, le 15 juin 1962. Puis, il empaquette quelques affaires avant de prendre un avion fin juillet, direction Béziers, puis Paris, où il a refait sa vie.

"Immédiatement, j'ai voulu tourner la page, car pour moi, l'Algérie, c'était fini", confie-t-il. Il en a parlé, mais peu. Même à son fils, dont il était très proche et qui est depuis décédé. "Je regrette de ne pas l'avoir fait", dit-il avec le recul. Il sait que ses enfants n'ont pas été beaucoup concernés par l'Algérie alors que, pour lui, la page n'est pas totalement tournée. "Je continue à rêver presque chaque nuit d'Alger. J'y suis, perdu, je ne trouve pas mon chemin", confie-t-il, les yeux rougis. Cette nostalgie, il l'a souvent partagée avec sa seconde épouse qui n'est pas de là-bas. "Je lui ai toujours dit : 'je t'emmènerai à Alger'. Puis les gens qui y sont allés m'ont raconté et depuis, je ne veux plus y aller", dit-il, non sans regrets. Sur les photos qu'ils ont ramenées de leur voyage, il ne reconnaît plus rien. Il regrette le pays de sa jeunesse, non ce qu'il est devenu. "Je veux garder l'image d'alors. Je ne voudrais pas voir occupé l'appartement que j'habitais."

>>> A lire également : "Le souvenir à vif des pieds-noirs de Carnoux"
>>> Retrouvez l'intégralité des articles sur les 50 ans de la fin de la guerre d'Algérie dans la rubique "1962 : l'indépendance algérienne"

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MessageSujet: Re: Ces Français qui n'ont jamais quitté Alger la Blanche   Dim 25 Mar - 12:45

Bonjour,

En lisant le récit de Pierre Massia, je peux dire et avancer que c'est un menteur ou il a la mémoire bien sélective... Passons sur le fait que le slogan "la valise ou le cercueil" n'a jamais émané du FLN mais de l'OAS, ce monsieur oublie 130 ans de colonisation avec son cortège de violences de la part de l'Etat français et des colons, le maintien dans un statut d'infériorité du colonisé, le refus répété notamment depuis les massacres de Sétif en 1945 de toute réforme de la part des représentants des colons qui n'ont jamais considérés les Algériens comme des citoyens à part entière et n'ont jamais voulu céder sur leur domination. Alors nous sortir le refrain du "on était bien ensemble, c'est la faute à des exaltés (bien sûr Algériens !)" faut vraiment ne pas manquer d'air. Après le déchaînement de violence de l'OAS, les assassinats, les bombes, la torture, les centaines de milliers de morts ALGERIENS, qui peut croire que cela pouvait continuer comme avant. Massia et autres colons n'ont qu'à s'en prendre à leurs représentants de la situation qui leur a été faite après. Voilà où mène l'entêtement et l'aveuglement.

Amicalement,

Patrick
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MessageSujet: Re: Ces Français qui n'ont jamais quitté Alger la Blanche   

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Ces Français qui n'ont jamais quitté Alger la Blanche
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