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 SBA : Des pieds noirs à la redécouverte de leur ville...

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Jamel
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Messages: 14896
Date d'inscription: 25/10/2011
Localisation: Lyon

MessageSujet: SBA : Des pieds noirs à la redécouverte de leur ville...   Ven 25 Mai - 4:35



Jeudi, mai 24th, 2012 | Par Kheireddine. B

Sidi Bel Abbes : Des pieds noirs à la redécouverte de leur ville…


Alors que la famille Gongora vient de nouveau de séjourner dans sa ville de Sidi Bel Abbes en attendant l’arrivée d’une importante délégation de pieds noirs demain Vendredi, les Gongora sont revenus à Village Abbou , leur lieu de naissance où mille et un souvenir sont partagés avec les générations de leur âge. Les membres de cette famille étaient émus et ravis de l’accueil chaleureux qui leur a été réservé dans tous les quartiers autochtones, là où ils passèrent, nous ont-ils dit. Ils gardaient de grands souvenirs et instantanés lors de leur passage sur la Mekerra toujours hospitalière, aimable et solidaire. Pour notre part, nous vous invitons à parcourir une lettre émouvante de Christian Gongora datée du 20/7/2007 qu’il nous a remis il y a 2 ans de cela, et que nous pensions utile à la faire partager à nos lecteurs(ices).


***********************************************

A la redécouverte de notre pays, de notre ville, de Sidi Bel Abbes, au cœur de tout ce qu’il y a de plus sensible et intime.



1962: Sonne le glas pour de nombreux « pieds noirs » qui durent, quitter cette terre d’Algérie, et donc pour notre famille établie depuis quatre générations. Au décès de notre mère, an 2006, mon frère cadet, après de nombreuses recherches, réussit a localiser la ville d’où venait notre arrière-grand-père espagnol Bénadoux., petite ville d’Andalousie, à une vingtaine de kilomètres d’Almeria. Mon père, pour des raisons de Santé, n’avait pu s’y rendre de son vivant. Pour nous, ce fût un devoir de mémoire que nous réalisions en Septembre 2006, depuis, nous entretenons de bonnes relations avec nos petits cousins et cousines andalous.

En début, de l’année 20O7, une opportunité se présente : Un voyage souvenir à Sidi bel-Abbés, de sept jours, du 04 au 11Mai 2007. Cette formule commence se développer depuis la métropole. Nous étions Soixante Bel-Abbésiens au départ Marignane, ce 04 mai, entre soixante et soixante dix sept ans. Nous avions quitté notre ville, dans l’anonymat, en 62,à l’époque nous avions vingt ans, pour nos parents et arrière-grands-parents, ce fut un déchirement dont beaucoup ne s’en remirent Jamais et pour certains la mort fut une délivrance .Pour certains d’entre nous, ce furent des retrouvailles depuis le collège dans les années 1957-1958.Certains avait déjà fait ce voyage, un an auparavant. Mais pour nos deux frères et moi, c’était un peu l’inconnu, refaire le trajet dans l’autre sens, quarante-cinq ans après. Nous entions jeunes, en 1962, l’insouciance qui caractérise la jeunesse : nous étions les rapatriés qui revenaient au pays.

Après une heure trente d’avion, nous arrivons _à la Sénia : En quelques instants. Quarante cinq années se sont écoulées. Nous pensions sincèrement ne plus revoir notre pays, si ce n’est en image, ou dans nos souvenirs, Nous sommes si près du but . revoir r notre pays qui nous a vus naitre, où nous avions grandi, noué des relations fortes. Comment allions-tour réagir ?

Le trajet Oran à sidi BeI-Abbès se fait en car encadré par deux véhicules de la police Algérienne .Soixante-dix kilomètres nous séparent d’Oran, la tension monte sur nos visages, une inquiétude mêlée d’émerveillement : Au fur et à mesure nous découvrons les villages de la Nationale 13, dont le tracé a dû être modifié. L’Orange, la Cado, Ouet-imbert, des noms évocateurs, Puis le Rocher : Nous touchons au but. Devant des immeubles à perte de vue, puis la fameuse route d’Oran, la Mékérra, la plaque commémorative de la maison où est né Marcel Cerdan, le 22 juillet 1916. Hochements de tête, de gauche à droite, le regard interrogatif, nous avons des difficultés à reconnaître les lieux.


La maison où est né Feu Marcel Cerdan, ex-champion du monde de boxe et compagnon d'Edith Piaf


Arrêt du car devant l’hôtel Métropole où nous devons séjourner, Cet hôtel de renommée date des années 1900, et a subi des modifications au fil des décennies. La première soirée est une prise de contact entre Bel-Abbésiens ( nes). Au programme, deux journées consacrées à une visite en groupe, le samedi 05 et le dimanche 06 mai, puis à partir du lundi 07 mai, liberté donnée à chacun. Le soir, nous nous retrouvons pour un repas en commun au restaurant de l’hôtel.

La première visite fût celle du cimetière. Naguère, nous y allions régulièrement, avec notre grand-mère. Nous nous y rendons à pied, le portail d’entrée est le même. Cette route du cimetière était autrefois jalonnée d’artisans marbriers : Les coups de marteau, de mouleuse, retentissent encore à nos oreilles. Le culte des morts représente quelque chose d’important dans la communauté « pied-noir », A l’entrée du cimetière, le logement du gardien, une ailée centrale bordée de somptueux tombeaux dont beaucoup avaient été murés en 1962. Nous avançons, ici et là quelques actes de vandalisme, mais globalement, le cimetière paraît bien entretenu. Nous pensons, dans ce dédale de petites allées avoir trouvé la tombe de notre arrière-grand-mère et grand-père maternel. Moment intense de recueillement, de respect, de dignité de la personne humaine pour tous ces morts partis d’Espagne à la recherche c’un monde meilleur. Puis nous nous rendons dans les différents établissements scolaires du centre ville. Le Lycée Lapérine, un des fleurons des établissements du second degré avec sa piscine et le stade d’athlétisme. Le Collège Leclerc où nous avons fait de nos études garde toute sa splendeur, le Collège de jeunes filles, puis l’école de Sonis quelque peu délabrée, (l’école des curés comme on disait à l’époque).

Le dimanche 06 mai, est prévue une visite à la basilique Notre-Dame de Santa Cruz sur les hauteurs d’Oran si chères aux Oranais(ses). Quel panorama sur cette ville qui s’étale à nos pieds. Oran, le joyau de l’Algérie nous tend ses bras pour accueillir ses enfants. C’est un moment important de recueillement, de spiritualité à la basilique, où nous assistons à un office religieux. Moment d’émotions pour tous ces pèlerins sur cette terre désormais musulmane. Retour après-midi pour poursuivre notre visite.

En 1962, 5idi-Bel-Abbès comptait 80 000 habitants, elle en compterait actuellement 10 fois plus. il a fallu construire rapidement, la natalité y est très forte, la ville s’est étendue, débordante et tentaculaire par endroits. Le monument aux morts est toujours à la même place. D’importantes modifications ont été apportées. Les salles de cinéma ont toutes fermé.Nous avons pu visiter le Vox qui a pris quelques rides, mais l’intérieur est resté intact.

En fin d’après-midi., n’en pouvant plus d’attendre, mon Frère cadet et moi, nous décidons de partir en éclaireur à pied, à la recherche de notre quartier «le point du jour». L’avenue Fallières est notre point de départ. Nous avançons en détaillant chaque rue transversale. Il faut à tout moment juxtaposer ce qui existait avant avec ce qui existe maintenant et c’est grâce à certains détails que nous progressons. Cette avenue Fallières, nous l’avions parcourue des milliers de fois et là elle nous semble étrangère : quel paradoxe ! Nous finissons après quelques hésitations à retrouver notre avenue Pasteur : La plaque d’origine a disparu, nous avançons à l’instinct. Le voilà, le numéro cinq, l’immeuble où nous habitions : il est toujours là, debout avec son balcon, son portail avec les initiales A ET O, vraisemblablement celles du constructeur. Rassurés, nous rentrons à l’hôtel.

Le lendemain, lundi 07 mai, avec notre guide Miloud, nous partons à la rencontre de notre passé, de cette rue dont nous avons toutes les images en mémoire. Naguère plus paisible, moins de circulation et d’activité commerciale, c’était notre aire de jeux, là où nous nous retrouvions pour des parties de football et d’autres jeux de gamin de notre époque. Nous avançons, les commentaires vont bon train : notre frère aîné qui se targuait la veille de reconnaître les lieux sans difficulté est à la peine … Arrivés au numéro cinq et avec les usages de circonstance, nous pénétrons dans le patio où se côtoyaient les différentes communautés et où s’égayaient une vingtaine d’enfants pleins de vie. Notre enfance fût bercée par la diversité des coutumes, des langues, des pratiques religieuses, dans le respect et la tolérance.

Pour nous, enfant, ce fût une grande richesse pour plus tard. Un frisson nous paralyse, que d’émotion indicible à la vue de notre ancien appartement : Nos parents nous accompagnent dans la pensée, tous ces clichés, toutes ces images d’un passé révolu se présentent à nous. Nous sommes là pendant quelques secondes, tétanisés, l’œil humide, le cœur serré par l’émotion, la respiration entrecoupée des sanglots mal contenus comme pour soulager ces souvenirs si longtemps enfouis au plus profond de nous-mêmes.

L’accueil des locataires est touchant, bien que ne nous connaissant pas : nous sommes invités à prendre un café : celui de l’amitié et de la réconciliation. Partout des paroles de bienvenue.
Maintenant, nous devons retrouver nos anciens voisins de l’avenue pasteur qui avaient quitté le quartier à l’indépendance pour aller s’installer au centre ville. Après quelques recherches, nous touchons au but. Nos voisins sont là, devant l’entrée, hagards, ne sachant pas ce qui leur arrive, cherchant désespérément à comprendre après tant d’années, puis ce fût l’explosion : Des embrassades ininterrompues, puis les questions fusent : En quelques instants, nous comblons quelques quarante-cinq années de séparation, de frustrations réciproques. Nos records se croisent, cela semble tellement invraisemblable, mais réel. Nous sommes resté plus d’une heure à parier d’ici, de là-bas ; pour une fois, nous inversons la géographie. Nous parlions tellement de « là-bas » lorsque nous nous retrouvions en vacances chez nos parents en Dordogne. Pour couronner le tout, mon frère aîné téléphone en France et met en relation nos voisins bel-Abbésiens et ex-Bel-Abbésiens devenus Lillois. C’est touchant après tant d’années…. Nous nous sommes revus, avec nos amis et leurs petits-enfants.

Le mercredi 08 mai, nous sommes invités à un repas mémorable : Les mots ne peuvent traduire la félicité et l’allégresse tout au long de cette soirée. Mais ce lundi 07 mai restera un moment fort de notre séjour.


Jour de marché au "Village Nègre" (Quartier Bugeaud)


Mon frère cadet parti en éclaireur dans l’après midi a réussi à retrouver nos amis de l’avenue Pasteur du numéro trois. Sans le savoir, voulant créer l’effet de surprise, je me retrouve en face de lui, devant l’entrée de l’hôtel Métropole, lieu de passage et d’information. Il m’a fallu quelques secondes pour le reconnaître : Quarante-sept ans s’étaient écoulés.

Quelques secondes d’embrassades ponctuées de fortes tapes dans le dos, interminables comme pour vouloir combler ces longues années de séparation.

L’hôtel Métropole devient au fil des soirs un haut lieu de rencontre, de recherche. Les demandes sont variées. Un ancien Bel-Abbésien veut retrouver son ancienne institutrice : il nous apporte des journaux de « l’Echo d’Oran » (Le quotidien de l’Oranie) des années 1957 et 1960. Quel souci de conservation ! Un autre est à la recherche d’amis de la rue du soleil. (la calle del sol). Situation invraisemblable, mais authentique : J’adresse justement à ce moment-là à ces personnes une carte postale. Inutile de vous dire les commentaires qui en suivirent .Nous sommes les bienvenus dans cette ville qui nous est commune où nous avons grandi, 1, travaillé, éprouvé les premiers frissons de l’adolescence. Nous nous promenons un soir à la recherche d’anciens commerces de la rue Carnot. Spontanément, une personne vient nous renseigner et nous guide dans nos recherches avec spontanéité et gentillesse. Petit à petit, la méfiance qui s’était installée après notre départ en 1962 et aussi notre rancune commencent à s’atténuer, Ce départ, nous l’avions vécu comme un cauchemar difficile à décrire où se mêlaient l’angoisse du lendemain, la haine, la peur du futur, de cette nouvelle destination Que nous nous imaginions.

Pour beaucoup d’entre nous, c’est une découverte. Progressivement, au fil des jours, nous portons un autre regard sur cette réalité que peut-être inconsciemment nous n’avons pas voulu admettre, et ceci semble réciproque à en ‘juger par le regard des gens que nous rencontrons : Ils paraissent surpris de l’attachement que nous portons à cet environnement.

Ces années n’ont fait que renforcer le lien avec notre ville, Dans notre désespoir, nous voulions l’oublier, l’effacer de notre mémoire. Ce voyage-souvenir nous fait prendre conscience que plus jamais nous avions besoin d’être là physiquement, de renouer avec un passé pour aussi douloureux qu’il ait pu être pour certains d’entre nous en y associant le présent. Bon nombre de compatriotes n’ont pu franchir ce pas pour diverses raisons. Ils ne doivent plus hésiter maintenant, les années passent vite : Demain, quand ils le voudront, ils ne le pourront peut-être plus, Pensez à nos parents, nous avons une chance extraordinaire qu’eux n’ont pas eue. L’heure est à la réconciliation de part et d’autre.

Quelle ambiance, quasiment tous les soirs, à l’hôtel Métropole, après le repas du soir. Tout a été organisé par nos compatriotes : Un animateur, un guitariste et chanteur, nous chantons à gorge déployée, applaudissons. Cette ambiance festive se renouvelle tous les soirs, mêlant musique espagnole et orientale. Dans chaque regard une joie immense, le bonheur d’être là, d’être le témoin de moments privilégiés.

Autre, moment fort pour mon frère aîné : Après cinquante-deux ans, il peut enfin revoir deux de ses anciens amis footballeurs équipiers junior à l’époque du club de l’ U.S.M.B.A. Une grande rivalité sportive existait sur le terrain entre le S.C.B.A ( Sporting Club Bel-Abbésien) et l’ U.S.M.B.A (Union Sportive Musulmane Bel Abbésienne) mais en dehors du terrain, c’était une grande fraternité, et un respect mutuel.

Autre temps fort de notre séjour, le mercredi 09 mai, à l’hippodrome de Détrie. Cette route de Détrie, rectiligne n’a pas changé : Naguère, c’était un endroit de prédilection pour faire au vélo en groupe, et nous n’épargnions pas nos efforts. La municipalité Bel-Abbésienne a mis à notre disposition un local aménagé, pour organiser un repas. Rien ne manque, pas même la musique de danse Andalouse et Orientale. Tous nos remerciements à Monsieur le Maire et ses adjoints présents à cette manifestation du souvenir. Nous avons apprécié le discours relatant la vie d’autrefois avec les acteurs de l’époque Que nous étions avec des situations et des expressions propres à nos deux communautés. Ce méchoui ne pourra que renforcer davantage les liens qui nous réunissent.

Le lendemain 10 mai, jour de départ de Sidi-bel-Abbès. Beaucoup de nostalgie, mais l’espoir de se revoir encore plus nombreux. Nous disons au revoir à Sidi-Bel-Abbès dans d’autres circonstances. Visite de la ville d’Arzew, là aussi beaucoup de nostalgie pour certains d’entre nous, puis direction Oran, Nous quittons le groupe. Nos amis de l’avenue Pasteur numéro 3 nous attendent car nous invitent à un couscous servi dans la pure tradition. Nous n’oublierons jamais cet accueil et l’allégresse tout au long de ce repas : encore une fois, mes amis, merci. Vendredi 11 mai, jour de départ de l’hôtel Charenton où nous avons fait halte pour la nuit. Hôtel splendide à tout point de vue. L’Algérie commence à s'ouvrir timidement au tourisme, c’est certainement un atout pour son économie. Derniers échanges d’adresses, de numéros de téléphone, de photos de groupe, promesses de se revoir et nous voilà installés dans l’avion pour Marignane que nous atteindrons vers quinze heures. ‘Les souvenirs commencent à s’atténuer.

Il nous semble avoir fait un long rêve, Revoir Sidi-Be!-Abbès non pas une dernière fois, mais dans l’espoir d’y revenir plus nombreux. Ce voyage nous a apporté une sorte de délivrance, de paix intérieure.
Au revoir Sidi-Bel-Abbès et à très bientôt. Tous nos remerciements à Gisèle, l’organisatrice bénévole de ce voyage qui n’a pas épargné ses efforts, son sens de la communication pour faire de ce voyage une parfaite réussite.

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LOUANCHI



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MessageSujet: CAMPS LA HONTE   Mer 27 Fév - 18:07


lien vers http://www.dailymotion.com/video/xl0lyn_hocine-le-combat-d-une-vie_news
En 1975, quatre hommes cagoulés et armés pénètrent dans la mairie de Saint Laurent des arbres, dans le département du Gard. Sous la menace de tout faire sauter à la dynamite, ils obtiennent après 24 heures de négociations la dissolution du camp de harkis proche du village. A l'époque, depuis 13 ans, ce camp de Saint Maurice l'Ardoise, ceinturé de barbelés et de miradors, accueillait 1200 harkis et leurs familles. Une discipline militaire, des conditions hygiéniques minimales, violence et répression, 40 malades mentaux qui errent désoeuvrés et l' isolement total de la société française. Sur les quatre membres du commando anonyme des cagoulés, un seul aujourd'hui se décide à parler.

35 ans après Hocine raconte comment il a risqué sa vie pour faire raser le camp de la honte. Nous sommes retournés avec lui sur les lieux, ce 14 juillet 2011. Anne Gromaire, Jean-Claude Honnorat.


Sur radio-alpes.net - Audio -France-Algérie : Le combat de ma vie (2012-03-26 17:55:13) - Ecoutez: Hocine Louanchi joint au téléphone...émotions et voile de censure levé ! Les Accords d'Evian n'effacent pas le passé, mais l'avenir pourra apaiser les blessures. (H.Louanchi)

Interview du 26 mars 2012 sur radio-alpes.net
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Petrus.m



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MessageSujet: Re: SBA : Des pieds noirs à la redécouverte de leur ville...   Jeu 28 Fév - 11:33

Bonjour,
Excellent documentaire qui pourrait aider les uns à mieux comprendre la situation des Harkis et aux autres à faire la part des choses sur la situation de l'immigration en France. Cela pourrait nous éviter les amalgames de rigueur en ces temps délétères.....
Je recommande la lecture du livre de Dalila Kerchouche "Mon père ce harki".
Amicalement
Pierre

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SBA : Des pieds noirs à la redécouverte de leur ville...

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